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L’une des missions de UHUK consiste à éduquer le Royaume-Uni sur des faits et informations concernant Haïti ainsi que de partager notre culture. Nous faisons cela à travers une variété de méthodes telles que fréquenter des écoles, des églises, des centres communautaires et autres lieux avec des diaporamas et des présentations interactives.

Lors de nos événements qui ont lieu tout au long de l’année, nous mettons en évidence des personnages historiques haïtiens tels que Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines (Janjak Desalin en Kreyol) ainsi que des personnalités haïtiennes actuelles telles que l’auteur Edwidge Danticat et l’acteur Jimmy Jean-Louis qui sont fiers d’être Haïtiens et qui font la promotion de notre pays. Nous sommes honorés de partager notre culture afin de fournir au public du Royaume-Uni de nouveaux paysages, sons et saveurs.

Nous espérons que cela finisse par inspirer des gens à se rendre en Haïti et à expérimenter sa beauté par eux-mêmes étant donné que l’industrie du tourisme en Haïti est en pleine croissance.


L’école que nous parrainons – Ahadepa

L’Ahadepa est une école qui a ouvert ses portes depuis le 11 Septembre 2006 et compte actuellement 144 élèves. Ricot Osias, le directeur de l’école, s’est consacré à l’école depuis le début et est toujours prêt à aider dans le développement de sa communauté, où beaucoup trop d’enfants ne peuvent pas aller à l’école et réaliser tout type d’éducation formelle du fait que leurs parents ne possèdent pas les moyens de leur offrir une éducation.

L’école Ahadepa est une école communautaire qui n’est pas financée par le gouvernement que UHUK a commencé à soutenir en 2009. Nous avons parrainé des enfants afin qu’ils puissent aller à l’école, acheté du matériel scolaire et complété les salaires des enseignants. Le tremblement de terre en Janvier 2010 a détruit le bâtiment de l’église où l’école avait lieu et les enfants ont été laissés sans un endroit pour étudier.

Nous avons loué une parcelle de terrain où les enfants ont leurs classes sous une tente; toutefois, la location du terrain a expiré en 2013. UHUK cherche de toute urgence à acheter une parcelle de terrain dans le quartier de Carrefour, à Port-au-Prince afin de construire une école permanente.

Les enfants de l’école de l’Ahadepa ont montré une grande résistance à la suite du tremblement de terre et ils sont très reconnaissants de la possibilité de poursuivre leur apprentissage.

L’éducation haïtienne à travers les années

La Constitution de 1805 introduite par l’Empereur Jacques Ier, a rendu l’enseignement primaire gratuit et obligatoire et ça a commencé à être mis en place presque immédiatement. La situation a changé, cependant, après l’assassinat de l’empereur Jean-Jacques Dessalines en 1806.

Dans leur course pour le pouvoir après l’assassinat, l’élite dirigeante d’Haïti, composée principalement de mulâtres, n’étaient tout simplement pas intéressés à l’éducation pour tous. Ils renouèrent leurs relations avec la France et beaucoup envoyèrent leurs enfants pour y être éduqués là-bas. Par conséquent, un système scolaire approfondi et accessible pour tous n’a jamais été développé.

En outre, en 1860, l’élite dirigeante d’Haïti a jugé bon de remettre tout le système éducatif haïtien à l’Église Catholique. Cette décision a eu des implications profondes pour la nature de l’éducation en Haïti et est principalement responsable de l’état des choses aujourd’hui:

1) La majorité de l’éducation serait de nature classique et bien sûr dans la langue française. L’utilisation du Kreyol serait mal vue, voire interdite.

2) Étant donné que l’éducation n’a pas été gratuite, seuls ceux qui pouvaient se le permettre, à savoir l’élite dirigeante, seraient capables d’envoyer leurs enfants dans ces écoles catholiques.

3) L’Église Catholique avait horreur de tout ce qui avait à voir avec les systèmes traditionnels de croyances africaines / haïtiennes, aussi bien que les enfants seraient éduqués à mépriser la spiritualité Vodou et même de l’assimiler avec la diablerie.

Néanmoins, quelques administrations ont tenté de faire du rêve de l’Empereur Dessalines une réalité. Les derniers à tenter de le faire ont été la première administration du président René Préval (1995-2000) et celui du président Jean-Bertrand Aristide (2000 à 2004).

Profitant de l’institution en 1987 du créole haïtien comme deuxième langue officielle d’Haïti, juste après le français, un plan d’éducation de 10 ans a été introduit en 1997, avec l’accès universel à des écoles de qualité pour objectif. Le budget de l’éducation a été augmenté de 9 pour cent du budget national en 1997 à 22 pour cent en 2000.

Cela a permis de payer pour des programmes visant à fournir des repas scolaires, les uniformes et le transport par autobus pour beaucoup. En outre, en 2002, le gouvernement a lancé une campagne d’alphabétisation, prise en charge par 30.000 moniteurs d’alphabétisation, armés de 700.000 manuels d’alphabétisation. Dans l’ensemble, la fréquentation scolaire est passée de 20 pour cent en 1994 à 64 pour cent en 2000.

Encore une fois, tout comme ça a été en 1805, tout cela est avéré inacceptable pour certains des acteurs importants dans le drame de la vie haïtienne et le président Aristide a été chassé du pouvoir en 2004. Avec lui, tous ces grands espoirs pour la réforme de l’éducation en Haïti ont disparus.

Aujourd’hui, la majorité des Haïtiens ne reçoivent aucune éducation formelle, et seule une petite minorité sont scolarisés au-delà de l’école primaire. La majorité de l’éducation, du préscolaire jusqu’à l’université, est privée et presque totalement non réglementée. Les parents font des énormes sacrifices tous les jours pour mettre leurs enfants à l’école.

Dans tout cela, le ministère haïtien de l’Éducation reste une entité virtuellement inexistante, même si les salaires élevés sont toujours payés d’une façon ou d’une autre. D’un autre côté, les enseignants passent parfois des mois sans salaire et doivent souvent prendre les rues pour manisfester. Au moins, le ministère semble gérer la production des examens d’Etat avec une certaine régularité.

Le tableau ci-dessous, basé sur un rapport de 2011 du groupe international WISE (World Innovation Summit for Education), représente l’état de l’éducation aujourd’hui, en Haïti après le séisme.

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Cet organigramme UNESCO décrit le système éducatif haïtien.

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Sources:
http://education.stateuniversity.com/pages/598/Haiti-EDUCATIONAL-SYSTEM-OVERVIEW.html
http://en.wikipedia.org/wiki/File:EducationFr.svg
http://www.wise-qatar.org/node/25267
https://www.google.co.uk/imghp?hl=en&tab=wi&q=haitian%20education%20system